L’étreinte

 

Dans le sombre, peine raisonne.

Abysses enveloppent  le corps et,

Lueur apparaît au chevet,

Corps châtié, s’époumone.

 

Monde sourd emporte la voix.

Rêve de la crier sous les toits.

Fardeau ne veut être porté,

Cœur, de larmes, en est noyé.

 

Souffle court, poitrine lasse.

Des brumes, quittent avec audace.

Immobile, attends le geste.

 

Lumière et paupières s’éteignent,

Dans le doux obscur céleste

De ses bras, d’amour, l’étreignent.

 

 

PEU IMPORTE

 

Peu importe qui tu es !

Libère toi de tes oripeaux.

Lève le brin, brigue le grain,

Tient entre tes doigts le fruit mûr chantant,

Que pulpe et sucre s’écoulent en gosier consentant.

Scintille comme l’étoile te guidant vers ton destin.

Inonde le monde de lumière,

Comme le soleil éteint l’ombre.

Sois arbre, cépage, source, arc-en-ciel, grain noble,

Sois papillon blanc survolant champs et vignobles !

 

 

 

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